SO du jour
- michel
- Pêcheur incontournable
- Messages : 523
- Enregistré le : 26 févr. 2007, 18:59
- Localisation : ROCHEFORT
absolument ,gratuité complète avec carte halieutique pour les moins de 18 ans, concours récompensés au minimum par matériel,appâts,leurres ce qui changera des bouteilles de vin et autre partie du cochon
pour tous ceux n'ayant pas les moyens d'être motorisé ou de se faire véhiculer,création de parcours éventuellement en carpes de nuit à proximité des villes
pour les chômeurs,RMistes,gens en difficulté,physique ,morale,ou financière(ils existent!jeunes ou seniors) gratuité ou coût symbolique
L'argent existe,dans un avenir proche les déversements surdensitaires seront interdits,les aappma vont assurement perdre,une partie de ceux qui prennent leur cartes la veille des déversements ,profitons d'une partie des économies faites pendant un siècle pour reprendre contact avec ceux qui voudraient et qui ne peuvent pas ou ne savent pas.Si chacun d'entre nous pouvait se dire ,tiens j'ai appris à pêcher,j'ai donné l'envie de pêcher à 5 personnes,voire plus ,ce serait formidable!
michel
pour tous ceux n'ayant pas les moyens d'être motorisé ou de se faire véhiculer,création de parcours éventuellement en carpes de nuit à proximité des villes
pour les chômeurs,RMistes,gens en difficulté,physique ,morale,ou financière(ils existent!jeunes ou seniors) gratuité ou coût symbolique
L'argent existe,dans un avenir proche les déversements surdensitaires seront interdits,les aappma vont assurement perdre,une partie de ceux qui prennent leur cartes la veille des déversements ,profitons d'une partie des économies faites pendant un siècle pour reprendre contact avec ceux qui voudraient et qui ne peuvent pas ou ne savent pas.Si chacun d'entre nous pouvait se dire ,tiens j'ai appris à pêcher,j'ai donné l'envie de pêcher à 5 personnes,voire plus ,ce serait formidable!
michel
PECHE EN NO KILL . PECHE ITINERANTE SUR ARNOULT,GERE, DEVISE,BRAMERIT,BOUTONNE
QUIVER BOUTONNE ,CANAL SEUDRE CHARENTE,BROUE
MON POISSON PREFERE LE BLACK BASS
QUIVER BOUTONNE ,CANAL SEUDRE CHARENTE,BROUE
MON POISSON PREFERE LE BLACK BASS
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
c'est pas compliqué quand il y a ce qu'il faut pour les enfants
niveau aménagement et poissons !!!
http://www.peche17.org/forum/viewtopic.php?t=685
bon, ce matin, j'hésite entre aller au bois ou à la rivière
*******
j'ai été au bois, pour ceux que ça peut interesser
il y a eut une petite poussée de cèpes
toujours des pibes pas trace de jaunets (girolle)
photos sur le blog en signature ...
niveau aménagement et poissons !!!
http://www.peche17.org/forum/viewtopic.php?t=685
bon, ce matin, j'hésite entre aller au bois ou à la rivière
*******
j'ai été au bois, pour ceux que ça peut interesser
il y a eut une petite poussée de cèpes
toujours des pibes pas trace de jaunets (girolle)
photos sur le blog en signature ...
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 19881.html
Vendredi 10 Juillet 2009
--------------------------------------------------------------------------------
SAINT-AIGULIN.
Jeunes pêcheurs apprentis
Beaucoup de jeunes sur les berges de l'étang. (photo line mimaud)
Juste avant les vacances, plusieurs classes des écoles de Saint-Aigulin (CP, CE1, CM1, CM2), soit environ 150 élèves, ont participé à deux sorties d'initiation aux plaisirs de la pêche autour d'un étang mis gracieusement à disposition. Le beau temps étant de la partie, dès 9 h 30, les joyeuses troupes se sont dispersées sur les berges, chacun cherchant la meilleure place.
Assez rapidement, quelques poissons frétillaient au bout des lignes, salués par les cris de joie des heureux pêcheurs novices. La bonne humeur, la patience (et un peu d'impatience), la politesse et la bonne tenue des enfants ont fait de ces deux demi-journées des récréations très appréciées. Quelques fils emmêlés, des hameçons dans les branches ou l'herbe, le travail ne manquait pas pour les adultes présents, tout cela avec le sourire et les explications nécessaires, afin d'essayer de fidéliser quelques jeunes à la pratique de la pêche, sport qui est une école de patience et de découverte de la nature.
Vendredi 10 Juillet 2009
--------------------------------------------------------------------------------
SAINT-AIGULIN.
Jeunes pêcheurs apprentis
Beaucoup de jeunes sur les berges de l'étang. (photo line mimaud)
Juste avant les vacances, plusieurs classes des écoles de Saint-Aigulin (CP, CE1, CM1, CM2), soit environ 150 élèves, ont participé à deux sorties d'initiation aux plaisirs de la pêche autour d'un étang mis gracieusement à disposition. Le beau temps étant de la partie, dès 9 h 30, les joyeuses troupes se sont dispersées sur les berges, chacun cherchant la meilleure place.
Assez rapidement, quelques poissons frétillaient au bout des lignes, salués par les cris de joie des heureux pêcheurs novices. La bonne humeur, la patience (et un peu d'impatience), la politesse et la bonne tenue des enfants ont fait de ces deux demi-journées des récréations très appréciées. Quelques fils emmêlés, des hameçons dans les branches ou l'herbe, le travail ne manquait pas pour les adultes présents, tout cela avec le sourire et les explications nécessaires, afin d'essayer de fidéliser quelques jeunes à la pratique de la pêche, sport qui est une école de patience et de découverte de la nature.
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 19957.html
Vendredi 10 Juillet 2009
--------------------------------------------------------------------------------
DOMPIERRE-SUR-MER.
Une carpe grosse de 8 kilos
Belle prise dans le canal La Rochelle-Marans : trois jeunes, dont le passe-temps favori est la pêche,
ont sorti samedi matin une carpe de 8 kilos et de 80 centimètres de long. photo noël bely
Vendredi 10 Juillet 2009
--------------------------------------------------------------------------------
DOMPIERRE-SUR-MER.
Une carpe grosse de 8 kilos
Belle prise dans le canal La Rochelle-Marans : trois jeunes, dont le passe-temps favori est la pêche,
ont sorti samedi matin une carpe de 8 kilos et de 80 centimètres de long. photo noël bely
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
la Taille des poissons
SO du 21/07 :
"Les poissons des eaux européennes ont perdu 50% de leur masse lors des
25 dernières années et leur poids total a baissé de 60%. En cause, le réchauffement
climatique, selon l'institut français Cemagref. Or, les poissons plus petits pondent moins
d'oeufs et sont des proies plus faciles pour leurs prédateurs, comme l'homme"
"Les poissons des eaux européennes ont perdu 50% de leur masse lors des
25 dernières années et leur poids total a baissé de 60%. En cause, le réchauffement
climatique, selon l'institut français Cemagref. Or, les poissons plus petits pondent moins
d'oeufs et sont des proies plus faciles pour leurs prédateurs, comme l'homme"
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
Esturgeon reproduction
http://www.sudouest.com/accueil/actuali ... 12968.html
Un des esturgeons gardés en pension par le Crea pour assurer la survie de l'espèce. (photo archives s. klein)
Jeudi 23 Juillet 2009
-------------------------------------------------------------------------------
SAINT-SEURIN-SUR-L'ISLE. Le long combat du Cemagref va peut-être sauver l'esturgeon de la Gironde d'une disparition qui semblait inéluctable
au chevet d'Henriette
Un des esturgeons gardés en pension par le Crea pour assurer la survie de l'espèce. (photo archives s. klein)
Henriette va-t-elle pondre ? C'est la question cruciale que se pose, cette semaine, à Saint-Seurin-sur-l'Isle (Gironde), le personnel du Crea. Cette antenne du Cemagref, institut public de recherche pour la gestion durable des eaux et des territoires, s'est vu assigner, depuis près de deux décennies, comme mission essentielle, de favoriser la renaissance de l'esturgeon de la Gironde, en voie de disparition.
Et Henriette, âgée d'une quinzaine d'années, est une des femelles esturgeons sur lesquelles l'équipe de Patrick Chèvre, patron du centre, compte pour poursuivre le travail de réensemencement de la Dordogne, de la Garonne et de l'estuaire, qui a porté ses premiers fruits en 2007.
L'Acipenser sturio, vulgairement connu sous le nom d'esturgeon de la Gironde, est sans doute un des plus vieux poissons du monde. Il a pour cousins les bélugas et les osciètres de la mer Caspienne, ainsi que l'esturgeon sibérien, acclimaté depuis quelques années dans des piscicultures privées girondines et charentaises, où ses oeufs donnent un caviar très acceptable.
L'Acipenser sturio, quant à lui, fréquente sans doute depuis des millions d'années nos parages. Ce poisson sans arêtes, susceptible de peser plusieurs centaines de kilos et de vivre jusqu'à 100 ans ou plus, a une existence rythmée par les cycles de reproduction : mâles et femelles remontent loin en eau douce pour y déverser respectivement leur semence et leurs oeufs. Au fur et à mesure de leur croissance, les enfants descendent l'estuaire, avant de migrer vers les zones littorales de l'Océan et de revenir périodiquement, à partir de l'âge de 12 à 14 ans, vers les eaux douces pour y perpétuer l'espèce.
Capture
Au début des années 90, cette perpétuation paraissait définitivement compromise pour des raisons sans doute en partie liées à la surpêche ancienne et à la pollution. Le Cemagref, qui dispose à Pessac d'un centre de recherche sur les milieux estuariens, a été le principal moteur d'un projet collectif visant à éviter ce gros accroc à la biodiversité. Le Crea de Saint-Seurin-sur-l'Isle constitue l'élément avancé du dispositif.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un processus de longue haleine. Sa première étape s'est déroulée au milieu des années 1990 avec la capture de quelques esturgeons sauvages, pris en pension depuis lors à Saint-Seurin-sur-l'Isle. Cette capture devait déboucher peu après sur la production de larves et le lâcher de quelques milliers d'alevins dans les eaux de la Dordogne, une partie des jeunes esturgeons étant cependant gardés pour devenir à leur tour plus tard des géniteurs. Une partie des mâles capturés, il y a une quinzaine d'années, produit encore de la semence. Et le Crea garde de toute façon des échantillons de sperme en paillettes à une température de - 180 degrés.
À l'inverse, les femelles de cette génération, sans doute peu inspirées par leur vie en captivité, ne pondent plus. Mais voici que certaines de leurs filles, nées à Saint-Seurin-sur- l'Isle, deviennent maintenant fécondes. Les salariés du Cemagref pistent avec une attention toute particulière ces génitrices qui ont pour nom Henriette, Francine ou Odile, et sur lesquelles toute une batterie d'examens effectués périodiquement permet de détecter la mise en route éventuelle du processus de maturation, puis d'ovulation. En cas d'analyse favorable, le Crea ne dispose que d'une brève période de temps pour pratiquer sur la femelle la césarienne permettant d'extraire les dizaines de milliers d'oeufs susceptibles de produire des larves après avoir été fécondés par la semence.
Résurrection
Après une parenthèse de plus de dix ans, l'espoir a commencé à renaître. Depuis 2007, quelque 80 000 alevins, issus des larves de Saint-Seurin, ont été réintroduits dans les eaux de la Gironde et de la Dordogne. C'est le résultat tangible et précieux d'un travail titanesque et, à certains égards, dispendieux : les géniteurs vivent au sein d'un bâtiment spécial dans des bassins en circuit fermé, périodiquement approvisionnés par citerne en eau de mer prélevée à Mimizan.
Et l'alimentation du stock d'esturgeons adultes constitue un véritable casse-tête, surtout pour ce qui concerne les vieux géniteurs, habitués depuis leur plus tendre enfance à ne se nourrir que de crevettes fraîches et de vers de vase. Mais les fonds européens et la Région alimentent, pour une bonne part, cette très estimable opération de résurrection d'un poisson quasi mythique.
Auteur : bERNARD BROUSTET
Un des esturgeons gardés en pension par le Crea pour assurer la survie de l'espèce. (photo archives s. klein)
Jeudi 23 Juillet 2009
-------------------------------------------------------------------------------
SAINT-SEURIN-SUR-L'ISLE. Le long combat du Cemagref va peut-être sauver l'esturgeon de la Gironde d'une disparition qui semblait inéluctable
au chevet d'Henriette
Un des esturgeons gardés en pension par le Crea pour assurer la survie de l'espèce. (photo archives s. klein)
Henriette va-t-elle pondre ? C'est la question cruciale que se pose, cette semaine, à Saint-Seurin-sur-l'Isle (Gironde), le personnel du Crea. Cette antenne du Cemagref, institut public de recherche pour la gestion durable des eaux et des territoires, s'est vu assigner, depuis près de deux décennies, comme mission essentielle, de favoriser la renaissance de l'esturgeon de la Gironde, en voie de disparition.
Et Henriette, âgée d'une quinzaine d'années, est une des femelles esturgeons sur lesquelles l'équipe de Patrick Chèvre, patron du centre, compte pour poursuivre le travail de réensemencement de la Dordogne, de la Garonne et de l'estuaire, qui a porté ses premiers fruits en 2007.
L'Acipenser sturio, vulgairement connu sous le nom d'esturgeon de la Gironde, est sans doute un des plus vieux poissons du monde. Il a pour cousins les bélugas et les osciètres de la mer Caspienne, ainsi que l'esturgeon sibérien, acclimaté depuis quelques années dans des piscicultures privées girondines et charentaises, où ses oeufs donnent un caviar très acceptable.
L'Acipenser sturio, quant à lui, fréquente sans doute depuis des millions d'années nos parages. Ce poisson sans arêtes, susceptible de peser plusieurs centaines de kilos et de vivre jusqu'à 100 ans ou plus, a une existence rythmée par les cycles de reproduction : mâles et femelles remontent loin en eau douce pour y déverser respectivement leur semence et leurs oeufs. Au fur et à mesure de leur croissance, les enfants descendent l'estuaire, avant de migrer vers les zones littorales de l'Océan et de revenir périodiquement, à partir de l'âge de 12 à 14 ans, vers les eaux douces pour y perpétuer l'espèce.
Capture
Au début des années 90, cette perpétuation paraissait définitivement compromise pour des raisons sans doute en partie liées à la surpêche ancienne et à la pollution. Le Cemagref, qui dispose à Pessac d'un centre de recherche sur les milieux estuariens, a été le principal moteur d'un projet collectif visant à éviter ce gros accroc à la biodiversité. Le Crea de Saint-Seurin-sur-l'Isle constitue l'élément avancé du dispositif.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un processus de longue haleine. Sa première étape s'est déroulée au milieu des années 1990 avec la capture de quelques esturgeons sauvages, pris en pension depuis lors à Saint-Seurin-sur-l'Isle. Cette capture devait déboucher peu après sur la production de larves et le lâcher de quelques milliers d'alevins dans les eaux de la Dordogne, une partie des jeunes esturgeons étant cependant gardés pour devenir à leur tour plus tard des géniteurs. Une partie des mâles capturés, il y a une quinzaine d'années, produit encore de la semence. Et le Crea garde de toute façon des échantillons de sperme en paillettes à une température de - 180 degrés.
À l'inverse, les femelles de cette génération, sans doute peu inspirées par leur vie en captivité, ne pondent plus. Mais voici que certaines de leurs filles, nées à Saint-Seurin-sur- l'Isle, deviennent maintenant fécondes. Les salariés du Cemagref pistent avec une attention toute particulière ces génitrices qui ont pour nom Henriette, Francine ou Odile, et sur lesquelles toute une batterie d'examens effectués périodiquement permet de détecter la mise en route éventuelle du processus de maturation, puis d'ovulation. En cas d'analyse favorable, le Crea ne dispose que d'une brève période de temps pour pratiquer sur la femelle la césarienne permettant d'extraire les dizaines de milliers d'oeufs susceptibles de produire des larves après avoir été fécondés par la semence.
Résurrection
Après une parenthèse de plus de dix ans, l'espoir a commencé à renaître. Depuis 2007, quelque 80 000 alevins, issus des larves de Saint-Seurin, ont été réintroduits dans les eaux de la Gironde et de la Dordogne. C'est le résultat tangible et précieux d'un travail titanesque et, à certains égards, dispendieux : les géniteurs vivent au sein d'un bâtiment spécial dans des bassins en circuit fermé, périodiquement approvisionnés par citerne en eau de mer prélevée à Mimizan.
Et l'alimentation du stock d'esturgeons adultes constitue un véritable casse-tête, surtout pour ce qui concerne les vieux géniteurs, habitués depuis leur plus tendre enfance à ne se nourrir que de crevettes fraîches et de vers de vase. Mais les fonds européens et la Région alimentent, pour une bonne part, cette très estimable opération de résurrection d'un poisson quasi mythique.
Auteur : bERNARD BROUSTET
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 47757.html
Lundi 03 Aout 2009
--------------------------------------------------------------------------------
SAINT-SORLIN-DE-CONAC.
Concours de pêche et cinéma
Cette animation connaît toujours un franc succès. (photo michel yvonnet)
Mercredi 5 août, l'équipe d'animation du Pôle nature de Vitrezay organise un concours de pêche destiné aux enfants, sans carte de pêche, avec de nombreux lots à gagner (1).
À la tombée de la nuit, le film « Fourmiz », en plein air et sur écran géant (gratuit). Z-4195, fourmi ouvrière, est amoureux de la belle princesse Bala. Simple numéro parmi les milliards composant sa colonie, il n'a aucune chance d'attirer le regard de la belle. Pourtant, il demande l'aide de son meilleur ami, la fourmi soldat Weaver, afin d'approcher l'élue de son coeur. C'est ainsi que par un caprice du hasard, il parasite involontairement le plan machiavélique de l'ambitieux général Mandibule, qui veut tout bonnement liquider la colonie afin de la recréer à son image. Z se retrouve bientôt à la tête d'une révolution (pensez à vos pliants et à vos couvertures). Renseignements au 05 46 49 89 89.
(1) Rendez-vous à 14 heures. Tarif : 1 euro. Prêt de matériel possible. Réservation obligatoire au 05 46 49 89 89.
Lundi 03 Aout 2009
--------------------------------------------------------------------------------
SAINT-SORLIN-DE-CONAC.
Concours de pêche et cinéma
Cette animation connaît toujours un franc succès. (photo michel yvonnet)
Mercredi 5 août, l'équipe d'animation du Pôle nature de Vitrezay organise un concours de pêche destiné aux enfants, sans carte de pêche, avec de nombreux lots à gagner (1).
À la tombée de la nuit, le film « Fourmiz », en plein air et sur écran géant (gratuit). Z-4195, fourmi ouvrière, est amoureux de la belle princesse Bala. Simple numéro parmi les milliards composant sa colonie, il n'a aucune chance d'attirer le regard de la belle. Pourtant, il demande l'aide de son meilleur ami, la fourmi soldat Weaver, afin d'approcher l'élue de son coeur. C'est ainsi que par un caprice du hasard, il parasite involontairement le plan machiavélique de l'ambitieux général Mandibule, qui veut tout bonnement liquider la colonie afin de la recréer à son image. Z se retrouve bientôt à la tête d'une révolution (pensez à vos pliants et à vos couvertures). Renseignements au 05 46 49 89 89.
(1) Rendez-vous à 14 heures. Tarif : 1 euro. Prêt de matériel possible. Réservation obligatoire au 05 46 49 89 89.
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 97491.html
Mardi 18 Aout 2009
--------------------------------------------------------------------------------
PROMENADE. Au fil de la Seugne, une balade en barque est organisée tous les après-midi
S'éloigner de la civilisation
Matthieu Marquais agrémente l'excursion de ses anecdotes et de son savoir. (Photo F.G.)
Le petit groupe attend sur la berge que l'embarcation s'amarre. À la barre, Matthieu Marquais, son chapeau de paille vissée sur le crâne. Il fait penser aux canotiers de Venise avec sa longue perche en bambou. « Vous êtes en retard, pouffent les dames, vous nous payez l'apéro à l'arrivée ? »
Les ricanements s'éteignent dès qu'on leur tend le gilet de sauvetage rouge vif qu'il va falloir enfiler. Avec une profondeur maximale de 1 mètre 50, la Seugne ne présente pas beaucoup de risque de noyade, mais on ne sait jamais. Les passagers montent, le bateau tangue un peu et les rires repartent de plus belle.
Guide sur mesure
Le petit bras qu'emprunte le groupe au début du voyage est un « bief ». « C'est une dérivation d'eau pour alimenter le moulin de Chez Bret, explique Matthieu. » Car ce jeune homme ne se contente pas de plonger sa perche dans l'eau, il agrémente l'excursion de ses anecdotes et de son savoir sur la nature environnante.
On apprend donc que ce bâtiment qui moud le grain n'est pas seul. Quelque 33 autres édifices de ce type jalonnent les berges de la Seugne, souvent agrémentés de moulins à vent que l'on faisait fonctionner en cas de cru ou de sécheresse. Entre deux récits historiques, Matthieu montre à l'équipage quelques brochets qui frayent dans les eaux claires.
Après quelques coups de perches, le bateau abandonne le petit bras pour se glisser dans le cours tranquille de la Seugne. Les bruits de la ville ont disparu. « C'est calme, on n'entend pas les voitures », commente Annie Touly qui vient de la banlieue parisienne. « En plus on a abandonné le moteur électrique qu'on utilisait avant », raconte Matthieu. Un bonheur pour les pêcheurs qui voient passer l'embarcation huit fois par jours dans les deux sens. La vitesse a été réduite et les araignées d'eau s'écartent doucement pour laisser filer la barque.
À l'arrière du bateau on commence à faire connaissance. Annie parle de ses enfants à une petite famille venue du « ch'nord ». Le guide profite qu'elles reprennent leur souffle pour caser une petite histoire sur les écrevisses qui pullulent dans ces eaux.
Fragile nature
« Ce sont des écrevisses américaines, introduites par l'homme dans les années 50-60. Elles sont plus grosses et sont très bonnes à manger mais c'est un désastre écologique. Cette espèce s'adapte tellement bien qu'elle dévore les espèces endémiques comme les salamandres ou les grenouilles. » Voilà ce que c'est de jouer à l'apprenti sorcier.
Tout en faisant avancer la barque et sans perdre son souffle, Matthieu retrace l'histoire du ragondin à travers les âges.
Autre espèce introduite par l'homme au début de XIXe, ce mammifère devait relancer l'industrie du cuir de l'hexagone.
Une bonne partie de l'activité économique de Jonzac reposait d'ailleurs sur le commerce et la transformation des peaux.
Mais les coquettes dames de la ville n'ont bizarrement pas été attirées par les fourrures du ragondin. L'animal s'est développé et menace aujourd'hui l'environnement dans lequel il évolue. Pour lutter contre ce « fléau » qui ravage les berges des cours d'eaux, pas de solution miracle mais un travail de longue haleine.
« Dans les marais poitevins par exemple, ils replantent des frênes tout le long des rives. Ici on a choisi de faire du fascinage. On plante des poteaux, reliés avec des branches fermement imbriquées. Les plantes repoussent là-dessus. »
Notre guide regrette que le processus n'ait pas été lancé plus tôt. « Dès qu'il s'agit d'écologie on met trop de temps à réagir. »
Le ponton est en vue et la promenade se termine. Les jeunes sur le bateau sortent leur portable : « Trois barres ! » s'écrient-ils. Civilisation droit devant !
Balades en barque : tous les après-midi et mercredi matin. Sur réservation auprès de l'Office de tourisme : 05 46 48 49 29.
Auteur : François Goulin
**********
ils sont super nos brochets ils frayent même en aout
vu 1 de 60+ hier matin qui frayait tout seul
une autre ballade en barque, avec moteur électrique, est possible
au parc des expositions, entre le camping municipal et la passerelle en bas du chateau.
à noter, en 2009, dans le cadre du pôle d'excellence rural (alevinage, zone handicapé, atelier pêche nature, frayère à brochet ->qui serait vers clion/seugne avec acquisition d'un terrain d'après ce que j'ai put comprendre ???) de la création d'une zone pêche pour personne handicapée ou à mobilité réduite au niveau de la passerelle en béton de la base de loisir, proche de la route, en bas des thermes !
Mardi 18 Aout 2009
--------------------------------------------------------------------------------
PROMENADE. Au fil de la Seugne, une balade en barque est organisée tous les après-midi
S'éloigner de la civilisation
Matthieu Marquais agrémente l'excursion de ses anecdotes et de son savoir. (Photo F.G.)
Le petit groupe attend sur la berge que l'embarcation s'amarre. À la barre, Matthieu Marquais, son chapeau de paille vissée sur le crâne. Il fait penser aux canotiers de Venise avec sa longue perche en bambou. « Vous êtes en retard, pouffent les dames, vous nous payez l'apéro à l'arrivée ? »
Les ricanements s'éteignent dès qu'on leur tend le gilet de sauvetage rouge vif qu'il va falloir enfiler. Avec une profondeur maximale de 1 mètre 50, la Seugne ne présente pas beaucoup de risque de noyade, mais on ne sait jamais. Les passagers montent, le bateau tangue un peu et les rires repartent de plus belle.
Guide sur mesure
Le petit bras qu'emprunte le groupe au début du voyage est un « bief ». « C'est une dérivation d'eau pour alimenter le moulin de Chez Bret, explique Matthieu. » Car ce jeune homme ne se contente pas de plonger sa perche dans l'eau, il agrémente l'excursion de ses anecdotes et de son savoir sur la nature environnante.
On apprend donc que ce bâtiment qui moud le grain n'est pas seul. Quelque 33 autres édifices de ce type jalonnent les berges de la Seugne, souvent agrémentés de moulins à vent que l'on faisait fonctionner en cas de cru ou de sécheresse. Entre deux récits historiques, Matthieu montre à l'équipage quelques brochets qui frayent dans les eaux claires.
Après quelques coups de perches, le bateau abandonne le petit bras pour se glisser dans le cours tranquille de la Seugne. Les bruits de la ville ont disparu. « C'est calme, on n'entend pas les voitures », commente Annie Touly qui vient de la banlieue parisienne. « En plus on a abandonné le moteur électrique qu'on utilisait avant », raconte Matthieu. Un bonheur pour les pêcheurs qui voient passer l'embarcation huit fois par jours dans les deux sens. La vitesse a été réduite et les araignées d'eau s'écartent doucement pour laisser filer la barque.
À l'arrière du bateau on commence à faire connaissance. Annie parle de ses enfants à une petite famille venue du « ch'nord ». Le guide profite qu'elles reprennent leur souffle pour caser une petite histoire sur les écrevisses qui pullulent dans ces eaux.
Fragile nature
« Ce sont des écrevisses américaines, introduites par l'homme dans les années 50-60. Elles sont plus grosses et sont très bonnes à manger mais c'est un désastre écologique. Cette espèce s'adapte tellement bien qu'elle dévore les espèces endémiques comme les salamandres ou les grenouilles. » Voilà ce que c'est de jouer à l'apprenti sorcier.
Tout en faisant avancer la barque et sans perdre son souffle, Matthieu retrace l'histoire du ragondin à travers les âges.
Autre espèce introduite par l'homme au début de XIXe, ce mammifère devait relancer l'industrie du cuir de l'hexagone.
Une bonne partie de l'activité économique de Jonzac reposait d'ailleurs sur le commerce et la transformation des peaux.
Mais les coquettes dames de la ville n'ont bizarrement pas été attirées par les fourrures du ragondin. L'animal s'est développé et menace aujourd'hui l'environnement dans lequel il évolue. Pour lutter contre ce « fléau » qui ravage les berges des cours d'eaux, pas de solution miracle mais un travail de longue haleine.
« Dans les marais poitevins par exemple, ils replantent des frênes tout le long des rives. Ici on a choisi de faire du fascinage. On plante des poteaux, reliés avec des branches fermement imbriquées. Les plantes repoussent là-dessus. »
Notre guide regrette que le processus n'ait pas été lancé plus tôt. « Dès qu'il s'agit d'écologie on met trop de temps à réagir. »
Le ponton est en vue et la promenade se termine. Les jeunes sur le bateau sortent leur portable : « Trois barres ! » s'écrient-ils. Civilisation droit devant !
Balades en barque : tous les après-midi et mercredi matin. Sur réservation auprès de l'Office de tourisme : 05 46 48 49 29.
Auteur : François Goulin
**********
ils sont super nos brochets ils frayent même en aout
vu 1 de 60+ hier matin qui frayait tout seul
une autre ballade en barque, avec moteur électrique, est possible
au parc des expositions, entre le camping municipal et la passerelle en bas du chateau.
à noter, en 2009, dans le cadre du pôle d'excellence rural (alevinage, zone handicapé, atelier pêche nature, frayère à brochet ->qui serait vers clion/seugne avec acquisition d'un terrain d'après ce que j'ai put comprendre ???) de la création d'une zone pêche pour personne handicapée ou à mobilité réduite au niveau de la passerelle en béton de la base de loisir, proche de la route, en bas des thermes !
- claudie
- Pêcheur incontournable
- Messages : 3079
- Enregistré le : 03 févr. 2008, 13:28
- Localisation : Lagord
- Contact :
ils sont super nos brochets ils frayent même en aout
C'est une expression très souvent employée par ceux qui ne pêchent pas pour dire simplement, se balader, fréquenter l'endroit. Le journaliste n'est certainement pas pêcheur mais bon, il a quand même souligné une généralité dont on se plaint souvent ici :
Notre guide regrette que le processus n'ait pas été lancé plus tôt. « Dès qu'il s'agit d'écologie on met trop de temps à réagir. »
Mon AAPPMA http://lamouchedestsavinien.over-blog.com/
http://bramerit.blog.free.fr/index.php?pages/ACCUEIL
outil de référence : http://www.monagendahalieutique.fr
http://bramerit.blog.free.fr/index.php?pages/ACCUEIL
outil de référence : http://www.monagendahalieutique.fr
- STC
- Pêcheur incontournable
- Messages : 2255
- Enregistré le : 20 mai 2007, 10:22
- Localisation : Jhonzat
- Contact :
http://www.sudouest.com/accueil/actuali ... 89007.html
Vendredi 11 Septembre 2009
--------------------------------------------------------------------------------
PÊCHE,. Quatre cents juvéniles de bonne taille de ce poisson emblématique ont été lâchés hier. Sans opération de ce type, l'espèce est promise à l'extinction
L'esturgeon à la reconquête de l'estuaire de la Garonne
Dans une douzaine d'années, les esturgeons remonteront-ils la Garonne et la Dordogne pour s'en aller frayer très loin en amont de l'estuaire de la Gironde ? C'est le sens du pari sur l'avenir que porte le plan de restauration de l'espèce Acipenser sturio (l'esturgeon européen, à ne pas confondre avec Acipenser baeri, l'esturgeon sibérien) dont les représentants adultes dans l'estuaire et ses affluents sont désormais rarissimes.
Hier matin, 400 spécimens âgés de 2 ans ont été tour à tour plongés dans les eaux turbides du bec d'Ambès, au confluent de la Garonne et de la Dordogne. De bonnes bestioles, longues d'une quarantaine de centimètres et lourdes d'un poids supérieur à 1,5 kg. Cette opération sur des juvéniles aussi costauds est une première.
Il y a une excellente raison à ce qui restait jusqu'alors une lacune : la station de Saint-Seurin-sur-l'Isle du Cemagref - un organisme public de recherche qui oeuvre sur la gestion durable des eaux - maîtrise la reproduction des esturgeons captifs depuis deux ans pile poil. Une seule réussite avait été enregistrée auparavant, en 1995. Sans lendemain. « Tous ceux qui rejoignent l'estuaire aujourd'hui sont nés le 27 juin 2007 », explique Patrick Chèvre, le responsable de la station de recherche du Cemagref.
10 000 larves ont ainsi éclos en 2007, 80 000 l'an passé et 50 000 pour l'exercice actuel. Si tous les micros et les caméras de la région hérissaient hier la halte nautique de Bourg-sur-Gironde à la faveur de l'événement, les mises à l'eau sont régulières depuis deux ans. 7 000 alevins avaient fait connaissance avec le milieu naturel en 2007 à Saint-Jean-de-Blaignac, sur la Dordogne. La classe 2008 les avait rejoints, notamment à Castillon-la-Bataille, toujours sur la Dordogne, et à Couthures-sur-Garonne, village situé sur le cours d'eau éponyme.
Depuis lors, on attend les résultats. « On sait que des pêcheurs en ont pris accidentellement. Mais le taux de survie des alevins est très faible », poursuit Patrick Chèvre. Si petit, l'esturgeon est la proie des prédateurs d'eau douce, le silure, par exemple, dont la propension à engager une discussion décontractée reste franchement faible.
Jusqu'à 100 ans et 300 kilos
Les juvéniles lâchés hier ont des chances autrement plus solides de tailler leur chemin dans la Gironde. Ils devraient engraisser dans les parages une bonne paire d'années, entre le bec d'Ambès et le nord de l'estuaire, puis partir en mer. Quelque part sur le plateau continental, du golfe de Gascogne à la mer du Nord. Si tout va bien, ils remonteront l'estuaire au bout de sept à huit ans et pourront se reproduire à partir de 14-15 ans. Dans l'idéal, l'esturgeon européen peut atteindre le siècle, mesurer 3 mètres et peser 300 kilos. De quoi revenir parler du pays au silure sus-évoqué.
Le protocole mis au point par le Cemagref pour la reproduction de l'espèce est une bénédiction pour la biodiversité. Espèce reine de la Gironde, surpêchée au milieu du siècle dernier, décimée par les pollutions et les destructions des frayères (du fait des gravières), Acipenser sturio était promis à une extinction certaine dans son milieu naturel. Un mâle pouvait nager toute sa très longue vie d'adulte sans jamais croiser une femelle. Et ceci malgré la protection de l'espèce, appliquée en France depuis 1982 et en Europe depuis 1988.
« On a maintenant 79 géniteurs à Saint-Seurin-sur-l'Isle, dont 40 femelles. Ce qui nous fournit une très importante diversité génétique. Mais l'esturgeon est un poisson très compliqué, on n'aurait pas misé sur la réussite de la reproduction. On n'aurait pas pu y arriver sans le retour de vingt ans d'expérience sur le sujet », juge Patrick Chèvre.
« La situation s'aggrave »
L'embellie sur le front de l'esturgeon européen mérite confirmation. L'estuaire n'est pas un long fleuve tranquille, encore moins depuis que l'on sait le milieu durablement (jusqu'à 2 700 ans !) pollué aux PCB, une saleté connue sous le nom de pyralène dont les effets sur la croissance et la reproduction des poissons sont redoutés. Il y a un mois, la pêche et la commercialisation des anguilles de la Garonne ont été interdites à cause de leur contamination.
« La situation s'aggrave. La raréfaction de l'anguille, les PCB, l'effondrement du stock des aloses ces deux dernières années et celui des crevettes font peser une menace. Bientôt, il ne restera que la lamproie et le mulet dans nos eaux », s'est alarmé Philippe Plisson, le député (PS) du Blayais et vice-président du Smiddest (Syndicat mixte pour le développement durable de l'estuaire de la Gironde), la puissance invitante hier.
« Nous sommes sortis des bavardages pour réaliser quelque chose de concret », a préféré appuyer Philippe Madrelle, le président du Conseil général de la Gironde. Tandis que Frédéric MacKain, le représentant du préfet, se réjouissait pour sa part de ce combat engagé « contre l'irréversible ». On en connaîtra réellement l'issue dans une vingtaine d'années.
Auteur : jean-denis renard
*******
un reportage a été diffusé sur fr3 poitou-charente hier soir....
Vendredi 11 Septembre 2009
--------------------------------------------------------------------------------
PÊCHE,. Quatre cents juvéniles de bonne taille de ce poisson emblématique ont été lâchés hier. Sans opération de ce type, l'espèce est promise à l'extinction
L'esturgeon à la reconquête de l'estuaire de la Garonne
Dans une douzaine d'années, les esturgeons remonteront-ils la Garonne et la Dordogne pour s'en aller frayer très loin en amont de l'estuaire de la Gironde ? C'est le sens du pari sur l'avenir que porte le plan de restauration de l'espèce Acipenser sturio (l'esturgeon européen, à ne pas confondre avec Acipenser baeri, l'esturgeon sibérien) dont les représentants adultes dans l'estuaire et ses affluents sont désormais rarissimes.
Hier matin, 400 spécimens âgés de 2 ans ont été tour à tour plongés dans les eaux turbides du bec d'Ambès, au confluent de la Garonne et de la Dordogne. De bonnes bestioles, longues d'une quarantaine de centimètres et lourdes d'un poids supérieur à 1,5 kg. Cette opération sur des juvéniles aussi costauds est une première.
Il y a une excellente raison à ce qui restait jusqu'alors une lacune : la station de Saint-Seurin-sur-l'Isle du Cemagref - un organisme public de recherche qui oeuvre sur la gestion durable des eaux - maîtrise la reproduction des esturgeons captifs depuis deux ans pile poil. Une seule réussite avait été enregistrée auparavant, en 1995. Sans lendemain. « Tous ceux qui rejoignent l'estuaire aujourd'hui sont nés le 27 juin 2007 », explique Patrick Chèvre, le responsable de la station de recherche du Cemagref.
10 000 larves ont ainsi éclos en 2007, 80 000 l'an passé et 50 000 pour l'exercice actuel. Si tous les micros et les caméras de la région hérissaient hier la halte nautique de Bourg-sur-Gironde à la faveur de l'événement, les mises à l'eau sont régulières depuis deux ans. 7 000 alevins avaient fait connaissance avec le milieu naturel en 2007 à Saint-Jean-de-Blaignac, sur la Dordogne. La classe 2008 les avait rejoints, notamment à Castillon-la-Bataille, toujours sur la Dordogne, et à Couthures-sur-Garonne, village situé sur le cours d'eau éponyme.
Depuis lors, on attend les résultats. « On sait que des pêcheurs en ont pris accidentellement. Mais le taux de survie des alevins est très faible », poursuit Patrick Chèvre. Si petit, l'esturgeon est la proie des prédateurs d'eau douce, le silure, par exemple, dont la propension à engager une discussion décontractée reste franchement faible.
Jusqu'à 100 ans et 300 kilos
Les juvéniles lâchés hier ont des chances autrement plus solides de tailler leur chemin dans la Gironde. Ils devraient engraisser dans les parages une bonne paire d'années, entre le bec d'Ambès et le nord de l'estuaire, puis partir en mer. Quelque part sur le plateau continental, du golfe de Gascogne à la mer du Nord. Si tout va bien, ils remonteront l'estuaire au bout de sept à huit ans et pourront se reproduire à partir de 14-15 ans. Dans l'idéal, l'esturgeon européen peut atteindre le siècle, mesurer 3 mètres et peser 300 kilos. De quoi revenir parler du pays au silure sus-évoqué.
Le protocole mis au point par le Cemagref pour la reproduction de l'espèce est une bénédiction pour la biodiversité. Espèce reine de la Gironde, surpêchée au milieu du siècle dernier, décimée par les pollutions et les destructions des frayères (du fait des gravières), Acipenser sturio était promis à une extinction certaine dans son milieu naturel. Un mâle pouvait nager toute sa très longue vie d'adulte sans jamais croiser une femelle. Et ceci malgré la protection de l'espèce, appliquée en France depuis 1982 et en Europe depuis 1988.
« On a maintenant 79 géniteurs à Saint-Seurin-sur-l'Isle, dont 40 femelles. Ce qui nous fournit une très importante diversité génétique. Mais l'esturgeon est un poisson très compliqué, on n'aurait pas misé sur la réussite de la reproduction. On n'aurait pas pu y arriver sans le retour de vingt ans d'expérience sur le sujet », juge Patrick Chèvre.
« La situation s'aggrave »
L'embellie sur le front de l'esturgeon européen mérite confirmation. L'estuaire n'est pas un long fleuve tranquille, encore moins depuis que l'on sait le milieu durablement (jusqu'à 2 700 ans !) pollué aux PCB, une saleté connue sous le nom de pyralène dont les effets sur la croissance et la reproduction des poissons sont redoutés. Il y a un mois, la pêche et la commercialisation des anguilles de la Garonne ont été interdites à cause de leur contamination.
« La situation s'aggrave. La raréfaction de l'anguille, les PCB, l'effondrement du stock des aloses ces deux dernières années et celui des crevettes font peser une menace. Bientôt, il ne restera que la lamproie et le mulet dans nos eaux », s'est alarmé Philippe Plisson, le député (PS) du Blayais et vice-président du Smiddest (Syndicat mixte pour le développement durable de l'estuaire de la Gironde), la puissance invitante hier.
« Nous sommes sortis des bavardages pour réaliser quelque chose de concret », a préféré appuyer Philippe Madrelle, le président du Conseil général de la Gironde. Tandis que Frédéric MacKain, le représentant du préfet, se réjouissait pour sa part de ce combat engagé « contre l'irréversible ». On en connaîtra réellement l'issue dans une vingtaine d'années.
Auteur : jean-denis renard
*******
un reportage a été diffusé sur fr3 poitou-charente hier soir....
Retourner vers « Discussions divers »
Qui est en ligne
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 39 invités
