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Le retour de Godzilla : 1,14 m pour 14,800 kilos
Samedi, une petite centaine de pêcheurs de la Fédération de Charente-Maritime ont vidangé le plan d'eau.

Tous les ans, les pêcheurs de la Fédération départementale se retrouvent pour vidanger l'étang. PHOTO COLETTE MACINTOS
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En quelques chiffres, la matinée de samedi au seul plan d'eau fédéral du département, la pisciculture de 17 hectares d'Allas-Bocage, se résume en une pêche de 5,225 t dont 972 kilos d'écrevisses de Louisiane, 80 pêcheurs bénévoles de la Fédération départementale et une bonne centaine de personnes présentes, si l'on ajoute les spectateurs. Pour évoquer la mascotte de l'étang, Godzilla, cette femelle brochet affiche un poids de 14,800 kg pour une taille de 1,14 m. « Elle a pris 2,8 kg », résume, en souriant, l'un des participants de la fédération.
En terme de gestion de la pêche, c'est un moment convivial qui rassemble chaque année certains des quelque 20 000 pêcheurs adhérents des 24 associations de Charente-Maritime, pour vidanger correctement le plan d'eau.
Carnassiers et fourrage
L'équilibre est de 80 % de poissons fourrage pour 20 % de carnassiers, la priorité étant la reproduction de brochets. « À première vue, cette année, le poisson est très beau, très sain, c'est une jolie pêche, remarquait Jacques Fouchier, président de la fédération. La production de l'étang soutient les rivières et les plans d'eau en poissons carnassiers (comme les brochets) et en poissons fourrage, ajoutait-il. Nous essayons de fournir un maximum, mais ça ne suffit pas avec les problèmes des à sec ; les associations font donc aussi appel aux piscicultures privées. »
Il y a plus de cinq brochets au-dessus du mètre, témoignait l'un des participants au milieu de la matinée. Pour les amateurs d'halieutique, la reproduction est essentielle mais, si le niveau de l'eau est bon, ils sont inquiets de sa difficulté à atteindre les nappes phréatiques. « S'il n'y a pas d'inondation, avec six semaines en eau, et ça ne se rencontre plus beaucoup, il n'y a pas assez d'eau pour la reproduction du brochet, et rien ne vaut la reproduction naturelle ; quand elle est artificielle, elle est plus sensible aux maladies, expliquait encore Jacques Fouchier.
Le retour des écrevisses
Gardons, tanches, brochets, black bass, quelques sandres : c'est une année satisfaisante, légèrement au-dessus de l'année dernière, mais il y avait moins d'écrevisses, a conclu Gilles Brichet, président de l'association locale, la Gaule jonzacaise.
L'une des surprises des pêcheurs a été de voir le retour des écrevisses de Louisiane. Il y a deux ans, elles se comptaient en centaines de kilos, alors que, l'an dernier, elles emplissaient à peine trois seaux à vendanges.
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