à nouveau la Trézence
Posté : 23 déc. 2011, 12:01
Prétexte l'eau pour la consommation humaine,les touristes,l'ostreiculture pendant les étiages d'été
le conseil général,mrs Doublet et Bussereau oublient le problème d'une eau impropre à tous (tourbe,nitrates etc) à tous usages sauf agricoles
cf sud ouest de vendredi 16 novembre 2011
Les fortes précipitations de ces derniers jours nous feraient presque oublier que 2011 fut une année de sécheresse. Ce n'est pas le cas des élus du Conseil général, pour qui la création de réserves d'eau est plus que jamais d'actualité. Des marais nord et sud de Rochefort à la Boutonne, en passant par la Trézence.
Comme annoncé depuis plusieurs mois, le président Dominique Bussereau (UMP) ressort des tiroirs ce dossier poussiéreux. En retenant, toutefois, les leçons du passé. Hier, à 14 abstentions près, l'assemblée départementale a voté le programme de création de réserves en eau, comprenant donc le financement d'une étude de faisabilité administrative et juridique sur le site de la Trézence, « en prenant en considération les raisons invoquées par le Conseil d'État, les avis formulés pendant l'enquête publique préalable et les évolutions législatives et réglementaires dans le domaine de l'eau et de l'environnement depuis 2003 ». Ladite étude devra même « proposer un bilan avantages inconvénients de chaque scénario ».
« Une grande surprise »
Côté opposition, dans un premier temps, Jean-Yves Martin (PRG) acquiesçait. « C'est une très grande surprise pour moi », clamait l'élu angérien, remarquant que le Conseil général serait sans doute maître d'ouvrage, voire propriétaire des futures retenues d'eau. « J'en suis particulièrement heureux, ça montre qu'on a bien fait de se battre mes amis et moi pour en arriver là. »
Avis partagé par le socialiste Pierre Feydeau. « Pour autant, je suis dubitatif sur le dossier de la Trézence, dans la mesure où ce projet a déjà été retoqué par trois fois. Trois projets différents, dont le premier date de la fin des années 70… Je me demande s'il est bien utile de se relancer sur une étude qui va nous coûter cher, qui n'est pas sûre d'aboutir et qui va nous faire perdre du temps. Je préférerai que l'on se consacre entièrement à la création et à la gestion publique de réserves d'eau », expliquait le conseiller général du canton de Rochefort-Sud.
« Là, on n'est pas dans le projet, on est dans l'étude de faisabilité », pensait bon de préciser le président Dominique Bussereau.
Le maire de Saujon, Pascal Ferchaud (PRG), signalait « juste un détail » : « Je vois sur ce rapport qu'il est question de création de ressources en eau. Les ressources, ce sont les précipitations. En faisant des réserves, on ne crée pas de la ressource ». « Je suis d'accord que le titre aurait pu être rédigé de manière plus précise », reconnaissait le président.
Une réserve plus modeste
Le sénateur-maire de Trizay, Michel Doublet (UMP), à la grande mémoire des dossiers départementaux, estimait qu'« aujourd'hui, le projet est tout à fait différent. Ce n'est pas la même dimension, on part sur une réserve beaucoup plus modeste ».
« On a bien vu avec la crise du printemps que c'est un dossier essentiel pour la Charente-Maritime », ajoutait Dominique Bussereau, conforté par Robert Chatelier (UMP). « À des périodes comme celle-ci, on envoie des mètres cubes et des mètres cubes à la mer. Il s'agit de garder cette eau pour les périodes estivales, elle servira aussi bien à l'alimentation en eau potable, à l'agriculture et à l'ostréiculture. Il y a plusieurs hectares qui sont six mois sous l'eau dans la Trézence ! Je pense qu'il ne faut pas perdre de temps. »

le conseil général,mrs Doublet et Bussereau oublient le problème d'une eau impropre à tous (tourbe,nitrates etc) à tous usages sauf agricoles
cf sud ouest de vendredi 16 novembre 2011
Les fortes précipitations de ces derniers jours nous feraient presque oublier que 2011 fut une année de sécheresse. Ce n'est pas le cas des élus du Conseil général, pour qui la création de réserves d'eau est plus que jamais d'actualité. Des marais nord et sud de Rochefort à la Boutonne, en passant par la Trézence.
Comme annoncé depuis plusieurs mois, le président Dominique Bussereau (UMP) ressort des tiroirs ce dossier poussiéreux. En retenant, toutefois, les leçons du passé. Hier, à 14 abstentions près, l'assemblée départementale a voté le programme de création de réserves en eau, comprenant donc le financement d'une étude de faisabilité administrative et juridique sur le site de la Trézence, « en prenant en considération les raisons invoquées par le Conseil d'État, les avis formulés pendant l'enquête publique préalable et les évolutions législatives et réglementaires dans le domaine de l'eau et de l'environnement depuis 2003 ». Ladite étude devra même « proposer un bilan avantages inconvénients de chaque scénario ».
« Une grande surprise »
Côté opposition, dans un premier temps, Jean-Yves Martin (PRG) acquiesçait. « C'est une très grande surprise pour moi », clamait l'élu angérien, remarquant que le Conseil général serait sans doute maître d'ouvrage, voire propriétaire des futures retenues d'eau. « J'en suis particulièrement heureux, ça montre qu'on a bien fait de se battre mes amis et moi pour en arriver là. »
Avis partagé par le socialiste Pierre Feydeau. « Pour autant, je suis dubitatif sur le dossier de la Trézence, dans la mesure où ce projet a déjà été retoqué par trois fois. Trois projets différents, dont le premier date de la fin des années 70… Je me demande s'il est bien utile de se relancer sur une étude qui va nous coûter cher, qui n'est pas sûre d'aboutir et qui va nous faire perdre du temps. Je préférerai que l'on se consacre entièrement à la création et à la gestion publique de réserves d'eau », expliquait le conseiller général du canton de Rochefort-Sud.
« Là, on n'est pas dans le projet, on est dans l'étude de faisabilité », pensait bon de préciser le président Dominique Bussereau.
Le maire de Saujon, Pascal Ferchaud (PRG), signalait « juste un détail » : « Je vois sur ce rapport qu'il est question de création de ressources en eau. Les ressources, ce sont les précipitations. En faisant des réserves, on ne crée pas de la ressource ». « Je suis d'accord que le titre aurait pu être rédigé de manière plus précise », reconnaissait le président.
Une réserve plus modeste
Le sénateur-maire de Trizay, Michel Doublet (UMP), à la grande mémoire des dossiers départementaux, estimait qu'« aujourd'hui, le projet est tout à fait différent. Ce n'est pas la même dimension, on part sur une réserve beaucoup plus modeste ».
« On a bien vu avec la crise du printemps que c'est un dossier essentiel pour la Charente-Maritime », ajoutait Dominique Bussereau, conforté par Robert Chatelier (UMP). « À des périodes comme celle-ci, on envoie des mètres cubes et des mètres cubes à la mer. Il s'agit de garder cette eau pour les périodes estivales, elle servira aussi bien à l'alimentation en eau potable, à l'agriculture et à l'ostréiculture. Il y a plusieurs hectares qui sont six mois sous l'eau dans la Trézence ! Je pense qu'il ne faut pas perdre de temps. »