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STC
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Messagepar STC » 24 janv. 2010, 16:13

la fin de l'article (non publié sur le web) bien résumé par << limousin >> ..

[...] la préservation du site fait donc l'objet d'un plan national
d'action piloté par la société Biotope et le muséem d'histoire naturel.

C'est le branle-bas de combat à la préfecture pour faire
appliquer ce plan. Et demain lundi, le préfet organise une réunion
publique sur la question à Saint-Savinien (1).
car les enjeux ne sont pas seulement environnementaux.
"le site concentre toutes les préoccupations actuelles relatives
aux innondations" rappelle le préfet. Qualité de l'eau, classement
de l'estuaire, activités agricoles et conchylicoles, distributions d'eau
potable (2) sont au coeur du débat.

"le gouvernement a pris la décision de stopper l'érosion de la
biodiversité d'ici 2010. Nous sommes là dans le vif du sujet. Si la
grande mulette disparait de France, c'est qu'on n'aura pas fait
ce qu'il faut à Saint-Savinien" avertit Vincent Prié (*).

"L'opération de désenvasement pourrait permettre de retrouver
un profil d'écoulement plus naturel" estime Vincent Prié (*). Sur ce point-là,
tout le monde s'accorde donc.

(1) à 15h00 salle multiloisir.

(2) L'usine de Coulonge qui traite les eaux de la Charente pour l'agglomération
rochelaise se trouve a milieu du site des grandes mulettes.

(*) Biologiste Breton de la société nationale Biotope qui a étudié le gisement.

son étude : http://www.journal-malaco.fr/documents/ ... alaco5.pdf


a12c4, STC.
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Messagepar Kinay » 24 janv. 2010, 19:39

Très bien de faire une réunion, espérant qu'elle soit en soirée et non pas en journée pour permettre à un maximum de personnes d'y être.
Connaissant le maire de St Savinien, il ne manquera pas cette réunion...
Halieutiquement vôtre
AAPPMA La Mouche de Saint-Savinien

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Bruno
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Messagepar Bruno » 24 janv. 2010, 20:06

Kinay, la réunion est à 15h salle multi loisirs, c'est écrit dans l'article ! :oops:

Bruno

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Messagepar Kinay » 24 janv. 2010, 20:09

Merci Bruno, j'avais pas vu
Comme de bien entendu le préfet ne prend pas trop de risque et évite les heures sup.
A 15h00, beaucoup seront au travail... :pascool:
Halieutiquement vôtre
AAPPMA La Mouche de Saint-Savinien

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claudie
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Messagepar claudie » 24 janv. 2010, 20:36

C'est ce que l'on appelle une communication adaptée :evil:
Mon AAPPMA http://lamouchedestsavinien.over-blog.com/

http://bramerit.blog.free.fr/index.php?pages/ACCUEIL

outil de référence : http://www.monagendahalieutique.fr

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Messagepar Bruno » 25 janv. 2010, 17:42

De toute façon le choix de l'heure n'est pas un hasard !
:evil:

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Messagepar STC » 01 févr. 2010, 15:56

http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 39937.html

Mercredi 27 Janvier 2010

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LA ROCHELLE. Les pêcheurs de civelles font pression pour l'exportation en Asie

La pibale fait monter la pression

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Hier soir, les pêcheurs de civelles demandaient l'exportation en urgence d'alevins d'anguilles vers l'Asie. (photo dominique jullian)

« Il subsiste encore de petits marchés, de cent kilos. Mais ce n'est pas ça le business. En revanche, si le marché chinois nous est ouvert, ce sont 1 000 kilos par jour qui partiront. Ils veulent des civelles, comme des fous ! » Jérôme Gurrutchaga parle en connaissance de cause : la pibale, c'est l'univers de cet exportateur, basé à Charron, dont l'entreprise de mareyage concentre à elle seule 80 % des volumes envoyés depuis la France à l'étranger. Hier en début de soirée, il participait à une réunion au port de pêche de La Rochelle, un rendez-vous provoqué par certains patrons de pêche du comité local poussés à bout par la chute des cours. Lesquels décidaient de se joindre, vendredi prochain, à une action nationale dont les formes ne sont pas encore précisées.

Sauver une saison

L'explication de ce désarroi ? Elle était ébauchée dimanche dernier à Royan, où la Fédération française des syndicats professionnels maritimes demandait au gouvernement de permettre l'exportation en urgence d'alevins d'anguilles vers l'Asie.

À l'origine de ces tensions qui ébranlent près de 900 bateaux en France, dont 200 en Charente-Maritime titulaires d'une licence de pêche à la civelle, on trouve les mesures internationales mises en oeuvre depuis l'année dernière pour sauvegarder l'espèce. Depuis mars 2009, la civelle figure à l'annexe de la CITES, plus connue sous le nom de convention de Washington pour les espèces protégées.

« En vertu de ce dispositif, explique Nicolas Michelet, spécialiste du dossier au Comité national des pêches maritimes, toute exportation de civelles hors de l'Union européenne est soumise à l'approbation préalable du plan de gestion anguille du pays exportateur. » Voilà pourquoi le marché asiatique reste fermé cette année aux mareyeurs français. Parce que si le projet de plan de gestion français a bien été déposé fin 2008 devant la commission européenne, celle-ci ne l'a toujours pas entériné. Elle attend depuis novembre dernier les avis scientifiques du Conseil international pour l'exploration de la mer.

Les pêcheurs pour lesquels la civelle peut représenter jusqu'à plus de 60 % du chiffre d'affaires d'une année n'ont plus le temps d'attendre. Ils espèrent encore pouvoir sauver une saison de civelles (cinq mois) qui, en Charente-Maritime, débutait le 15 novembre dernier. Et cela ne passe que par la porte de l'Asie, un marché qui, traditionnellement, dope les cours.

Auteur : P. B.
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Messagepar STC » 01 févr. 2010, 15:58

SO du jour :

[...]la commission européenne a donné son feu vert
à l'approbation du plan de gestion de l'anguille Française.
Ce qui est synonime de déblocage des exportations vers l'Asie,
et donc, de relèvement des cours.
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Messagepar STC » 01 févr. 2010, 16:00

http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 44906.html


jeudi 28 Janvier 2010
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CRAZANNES.

La carpe : une passion

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Armand, Guillaume, Rudy, Jean-Guy, Emilie, Johnny, Michaël et Michel Bailly, trophée 2009 pour une miroir de 15,250 kg (photo huguette armand)

Les passionnés de pêche à la carpe se sont réunis, vendredi soir 22 janvier, pour leur assemblée générale. Ils fonctionnent en association dont le siège social est à Crazannes mais les adhérents viennent de Rochefort, La Rochelle, Port-d'Envaux et d'autres communes.

Le club. Une trentaine de pêcheurs chevronnés, une dizaine de débutants de tous âges et encore autant de non-pêcheurs.

La pêche. De jour partout, de nuit dans les secteurs autorisés. Pour les concours, des enduros de 24 heures, 48 heures ou 72 heures.

Les pêcheurs de nuit sont reconnaissables par la petite tente verte (biwi) installée près de leurs lignes. Ils pratiquent la technique de pêche uniquement végétale : les bouillettes aromatisées ou les graines.

La carpe. Le printemps et l'automne sont les saisons les plus favorables pour capturer la commune, la miroir ou la cuir, dans la région. Chaque prise est pesée, mesurée, a droit à un « bisou » et est remise à l'eau en douceur.

L'assemblée générale

Fonctionnement et comptes ont été approuvés par les adhérents presque au complet. Les finances ont un excédent de 500 euros. À l'ordre du jour : la reconduction des manifestations, les repas, la sortie nature pour les non-pêcheurs ou pêcheurs occasionnels, un week-end pour la confection des bouillettes (50 kg), le concours annuel pour les gens du club, le trophée annuel pour chaque catégorie, pour la plus grosse carpe pêchée.

L'association dispose cette année de l'équipement vestimentaire complet du club à prix intéressant. Elle propose aussi l'apprentissage de cette pêche, elle fournit le matériel. Les permis peuvent être pour une simple journée. Le maître mot c'est « laisser les berges propres après la pêche et même plus propres si nécessaire ».

Élection du nouveau bureau. Président, Michaël Dupont ; vice-président, Johnny Saubesty ; trésorier, Jean-Guy Saubesty ; secrétaire, Rudy Saubesty, Guillaume Voulet, communication ; Emilie Cossais, commissaire aux comptes ; membre fondateur, Armand Duplessis.

Renseignements : association Armijo Carp Team à Crazannes tél. 05 46 90 34 63.
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Messagepar STC » 01 févr. 2010, 16:02

http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 39938.html

Mercredi 27 Janvier 2010
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RÉSERVES. Des irrigants réagissent à l'annulation par la justice de leurs projets de retenues d'eau

Le blues des irrigants

Ils se disent « déçus », « déprimés », ils « ne comprennent pas ». Les 12 agriculteurs membres de l'Asai les Roches (Association syndicale autorisée d'irrigation) ont pris comme un coup de massue la décision du tribunal administratif de Poitiers qui a annulé l'arrêté préfectoral les autorisant à créer cinq réserves de substitution à La Laigne, Cram-Chaban et La Grève-sur-le-Mignon (« Sud Ouest » des 8 et 13 janvier).

Le projet est en route depuis 1997. Il répond aux nécessités d'une « agriculture raisonnée », affirment-ils, puisqu'il permet de réduire les prélèvements dans le milieu naturel, « surtout l'été quand le Marais poitevin a le plus besoin d'eau ». Ils y ont investi beaucoup de temps et d'argent : 40 % du financement vient de leur poche. Et au-delà des lourdes conséquences économiques qu'ils redoutent pour leurs exploitations, ils pointent « une situation absurde » qui veut que la poursuite des travaux ait été autorisée par le même tribunal en référé en août 2009 puis stoppée net cinq mois plus tard « alors que les travaux sont réalisés à 80 % ».

Harcèlement juridique

Les juges de Poitiers fondent leur décision sur une étude de la faune et de la flore insuffisante. « Nous ne pouvons laisser croire que les études ont été bâclées, répond Thierry Boucard, président de l'Asai. Elles ont coûté 180 000 euros et elles ont été menées très sérieusement par des cabinets spécialisés, notamment l'étude d'impact. L'administration les a validées, pas la justice, ce débat connaîtra peut-être une issue plus favorable en appel. »

Thierry Boucard souligne l'insécurité juridique qui guette ce genre de dossiers ultrasensibles. « Notre projet a essuyé pas moins de 16 recours de la part des mêmes associations aux différentes étapes de la procédure. Un véritable harcèlement juridique ! Avec un bon avocat, il est bien rare de ne pas trouver un vice de forme dans un dossier d'une telle complexité. »

Un temps interrompu, le chantier a repris sur les réserves de l'Asai des Roches : « Le préfet, à titre de mesures conservatoires de sécurité et de protection des ouvrages, nous a obligés à reprendre des travaux. »

Auteur : P.-M. L.
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Messagepar STC » 01 févr. 2010, 16:04

http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 40642.html

Mercredi 27 Janvier 2010
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MARENNES.

Un plan d'action pour protéger les marais

Le marais de Nieulle-sur-Seudre. (Photo Janique villeneuve)
Depuis février 2008, la Communauté de commune du Bassin de Marennes mène une réflexion sur les zones humides dont le but est de préserver ces espaces et d'y améliorer la qualité de l'eau et des milieux.

Plus de pistes cyclables

Un comité de pilotage va finaliser le diagnostic et proposer un programme d'actions. Jean-Luc Rousseau explique que « la communauté de communes va continuer à s'engager avec ses partenaires pour la valorisation du Marais dans le cadre de la mise en oeuvre des Documents d'Objectifs des sites Natura 2000 sur les marais de Seudre et de Brouage. »

La poursuite de l'extension du réseau d'itinéraire cyclable sera toujours d'actualité pour l'année à venir. « En 2009, seulement une partie de la programmation a pu être réalisée compte tenu des difficultés à résoudre les acquisitions foncières nécessaires. J'espère bien rattraper ce retard en 2010 », déclare le président de la CdC.

Par ailleurs, un nouvel itinéraire de découverte sera étudié : la liaison entre Brouage, Saint-Sornin et Le Gua. Pour sa part, le Conseil général travaille à la réalisation d'un circuit le long du canal Charente-Seudre pour relier le Pays Rochefortais au Pays Royannais en passant par Marennes.

Valoriser le patrimoine

En 2009, une action intitulée « Chemin du Patrimoine » a été initiée. Il s'agit de parcours mettant en valeur les sites remarquables dans chaque commune du Bassin de Marennes. « Ces cheminements de découverte du patrimoine vont être dotés de panneaux d'interprétation en 2010 », explique Jean-Luc Rousseau.
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Messagepar STC » 01 févr. 2010, 16:07

http://www.sudouest.com/charente-mariti ... 49122.html

Vendredi 29 Janvier 2010
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JARNAC-CHAMPAGNE.

L'association de pêche a reconduit son bureau

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Jean-Luc Perrocheau, Patrice Vollaud Dominique Foucher. (PHOTO DANIEL BOUGès)

L'Association de pêche de Jarnac-Champagne, qui a pour mission essentielle la gestion halieutique de l'étang du parc Barabeau, a reconduit dans ses fonctions son bureau.

Cette année, il sera proposé au grand public trois journées de pêche (1). Comme à l'accoutumée, un important lâcher de poissons précédera chaque journée.

L'équipe d'animation est constituée de : président, Patrice Vollaud ; trésorier, Dominique Foucher ; secrétaire, Jean-Luc Perrocheau ; membres, Jacques Charrier, Gilles Clavelaud, Jean-Pierre Boudaud, Jean-Bernard Allary, Éric Fagot, Thierry Gay, Lilian Baudry.

(1) 21 mars, 4 avril et 18 avril.
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Messagepar limousin » 03 févr. 2010, 12:47

bon, alors si j'ai bien compris :
-on va pouvoir pêcher plus de civelles pour les exporter vers l'Asie?
-on va faire des réserves d'eau pour les irrigants?
:?
Il faut être curieux de ce que l'on croit savoir....
http://www.lemondedelatruite.com/ magazine web gratuit pour les "fous de farios"

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Messagepar STC » 03 févr. 2010, 17:05

limousin a écrit :bon, alors si j'ai bien compris :
-on va pouvoir pêcher plus de civelles pour les exporter vers l'Asie?
:?


c'est ça ... la demande va jusqu'a 1 tonne par jour a expédier en Asie,
selon l'exportateur de Charron (80% du marché de l'export Français),
comme indiqué dans l'article ...

En clair, les pêcheurs de loisirs font des efforts ... les professionnels se gavent !

je ne sais plus trop si dans le plan de sauvetage de l'anguille
de la France il n'est pas prévu qu'un certain % des prises de piballes/civelles
doivent être reversées dans les rivières Française ... j'ai cru lire par ailleurs
qu'il y a eut des quotas mis en place (notamment sur l'adour) de prises ...
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Messagepar STC » 04 févr. 2010, 09:17

http://www.sudouest.com/accueil/actuali ... 73391.html

Jeudi 04 Février 2010
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PECHE. La France s'est prononcée hier en faveur de l'interdiction du commerce international du thon rouge, avec un délai de 18 mois. Une position qui ne satisfait ni les pêcheurs ni les associations écologistes

Le thon rouge fait des remous

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La saison de pêche aura lieu du 15 mai au 15 juin cette année. (Photo AFP)


«On a pris une décision équilibrée, qui permet de garantir le renouvellement de la ressource en thon rouge [...] tout en tenant compte des contraintes économiques et sociales des pêcheurs », a insisté hier Bruno Le Maire, interrogé sur France Info. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche a défendu la position adoptée par la France : une interdiction du commerce international du thon rouge, menacé par la surpêche, sous condition d'un sursis de 18 mois permettant de garantir un soutien européen aux pêcheurs.

Ce délai doit permettre la publication de nouvelles études scientifiques fondant la décision et surtout de négocier à Bruxelles des dérogations pour la pêche artisanale (180 bateaux pour 10 % des prises) et des subventions pour la vingtaine de thoniers industriels de Méditerranée (*). Présentant à son tour la position française, le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, a évoqué une « décision lourde » mais « nécessaire, puisque la majorité des scientifiques pensent que la ressource est en danger ».

Réunion d'urgence

L'annonce a aussitôt déclenché la colère des pêcheurs malgré les compensations promises. « On va vers une grosse crise », a prévenu le président du Syndicat des thoniers méditerranéens, Mourad Kahoul, en réclamant « une réunion d'urgence » avec le président de la République.

« La position de la France est claire : nous soutenons Monaco dans le cadre européen », a indiqué M. Borloo devant la presse. La principauté a réclamé cet automne l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la Cites, la Convention de l'ONU sur le commerce des espèces menacées, lors de sa réunion le mois prochain à Doha, qui proscrit de facto le commerce international.

La Commission européenne, favorable à cette interdiction, attendait la position française pour la reproposer aux États membres avec des chances de l'emporter, par le jeu des votes octroyés à chaque pays.

À ce jour, 80 % des prises mondiales sont achetées par le Japon, qui a d'ores et déjà entamé une campagne internationale de lobbying pour contrer une telle mesure.

MM. Borloo et Le Maire, dont les premiers échanges hier matin avec les professionnels ont été houleux, expliquent que, techniquement, ils s'en remettront à l'avis scientifique de la Cites, dont le comité scientifique puis le comité permanent se réuniront en 2011 et décideront de maintenir ou non le commerce international.

La campagne 2010, pour laquelle la France dispose d'un quota de 2 200 tonnes, est donc garantie, de même que celle de 2011, avec une incertitude sur la possibilité d'écouler les prises sur le marché international.

Sauver la pêche artisanale

« On nous dit en substance : sauvons l'espèce, mais pas tout de suite ! », a regretté François Chartier (lire aussi ci-contre), chargé de campagne Océans à Greenpeace, en reprochant au gouvernement de « plier devant les pêcheurs, tout en voulant sauver les apparences ».

Mais l'urgence, pour M. Le Maire, c'est de mettre à profit ce délai pour sauver la pêche côtière artisanale, « qui ne menace pas la ressource mais représente la majorité des emplois et des activités », a-t-il souligné.

Il lui faut pour cela obtenir une modification du règlement européen qui interdit le commerce des espèces protégées sur le marché communautaire, notamment la création d'une zone économique exclusive (ZEE) française en Méditerranée. Le ministre de l'Agriculture réclame également des financements européens au profit des thoniers senneurs, qui seraient empêchés de pêcher. Ceux-ci, qui s'étaient développés dans les années 80-90 à grands coups de subventions communautaires, font déjà l'objet d'un plan de sortie de flotte qui les conduira à réduire cette année de 28 à 22 leur nombre de bateaux.


Les Basques amers

« Nous sommes extrêmement déçus, même si on pouvait s'y attendre. C'est une décision politique, franco-française, irrationnelle et totalement incompréhensible », commentait hier soir Serge Larzabal, président de la commission thon rouge du Comité national des pêches maritimes.

Il conteste que le thon rouge soit en voie d'extinction, « grâce aux mesures de gestion prises depuis 2006 et renforcées les années suivantes ». Il en veut pour preuve les survols réalisés en Méditerranée par l'Ifremer qui ont donné des « indices encourageants » quant à la population de thon rouge. Serge Larzabal rappelait en outre le discours du Havre, en juillet dernier, lorsque le président de la République s'était engagé à « tenir compte des avis scientifiques », et craignait que la France ne se retrouve isolée tant au niveau communautaire que lors du Cites de mars prochain.

« Écoeurement »

Au port de Saint-Jean-de-Luz, le sentiment général est « l'écoeurement ». « Nous payons les excès des senneurs dans les années 90. Nous les avons dénoncés à l'époque, sans être entendus. Et aujourd'hui, nous nous retrouvons tous dans le même sac, alors que nous pêchons à la ligne et en préservant les ressources. » Didier Martinez, depuis vingt ans sur l'« Aerosa », est la quatrième génération de pêcheurs de thon. Son père a connu l'époque où Saint-Jean-de-Luz était le premier port thonier de France, à la veille des années 60. Aujourd'hui, l'activité emblématique de la Cité des corsaires est très menacée.

******

(*) ndSTC : il y a 28 bateaux actuellement (les senniers en Méditérranée)
qui réalise 90% du quota (pêche industrielle)
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